Texte Libre

Vendredi 27 février 2009

Noor Inayat Khan


Photo : www.nndb.com/people

Noor Inayat Khan (1914-1944) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret britannique du Special Operations Executive (SOE), section F. Premier agent féminin à être envoyé en France comme opérateur radio, elle rejoignit le réseau PHONO d'Henri Garry en juin 1943.

Pendant ses quatre mois d'activité dans la région parisienne, elle maintint le contact radiotélégraphique avec Londres, l'informant sur les terrains de parachutage et sur les réseaux. Elle réussit à transmettre vingt messages, malgré l'environnement particulièrement dangereux dû à l'effondrement général du réseau Prosper-PHYSICIAN et aux moyens de détection radiogoniométriques que l'ennemi concentra sur son émetteur.

Mais elle fut finalement trahie, arrêtée, emprisonnée, torturée, reprise deux fois à l'occasion de tentatives d'évasion, déportée, maintenue à l'isolement et enchaînée pendant neuf mois à
Pforzheim et exécutée à Dachau, sans avoir jamais parlé ni coopéré avec l'ennemi.


Après deux autres agents du SOE,
Odette Sansom et Violette Szabo, Noor Inayat Khan fut la troisième femme à qui le Royaume-Uni ait décerné la George Cross. Elle fut également décorée de l'Ordre de l'Empire britannique, et par la France de la Croix de guerre 1939-1945.



Voir l'émission diffusée actuellement sur la chaîne Histoire

Source : www.wikipédia.org

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Vendredi 29 septembre 2006
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BABI YAR

Photo : auteur inconnu

 

Les cérémonies officielles pour le 65e anniversaire du massacre de Babi Yar, où les nazis exécutèrent 34.000 juifs les 29 et 30 septembre septembre 1941, ont débuté mercredi à Kiev en présence du président israélien Moshé Katzav.Les commémorations ont été lancées par M. Katzav devant une sculpture en forme de menora, le chandelier juif à sept branches, érigée en 1991 par la communauté juive à Babi Yar, un site de triste mémoire dans la capitale ukrainienne.

"Nous disons que nous ne le pardonnerons jamais et que cela ne se reproduira jamais. Nous n'oublierons jamais", a déclaré M. Katzav, portant un costume noir et une kippa noire, avant de déposer une gerbe de fleurs devant le monument, au son d'une flûte.

Les commémorations se sont ensuite poursuivies dans une autre partie de Babi Yar, devant un monument érigé à l'époque soviétique en 1976 qui ne précisait pas que les victimes étaient juives.

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, M. Katzav et leurs homologues croate Stipe Mesic et monténégrin Filip Vujanovic, ainsi qu'une quarantaine de délégations étrangères ont participé à ces cérémonies à l'ampleur sans précédente depuis l'indépendance de l'Ukraine.

Neuf soldats ont déposé une longue guirlande de chrysanthèmes et lis blancs devant la sculpture représentant un groupe de victimes de Babi Yar.

Les hauts responsables ukrainiens et étrangers ont ensuite un à un placé des bougies entourées de fleurs près de la guirlande, au son doux de cloches.

Après une minute de silence, deux rabbins ont récité une prière en hébreu. Des services religieux orthodoxes (confession majoritaire en Ukraine) et musulmans ont également été célébrés devant le monument.

Plus tard dans la journée, un forum international "Let My People Live" consacré à la xénophobie et à l'antisémitisme devait se dérouler à Kiev avec la participation d'invités étrangers.

Si Auschwitz était devenu une "usine de la mort" pour les juifs d'Europe, le ravin de Babi Yar fut un lieu de massacre ordinaire, mais d'une ampleur défiant l'entendement, de juifs ukrainiens.

Près de 34.000 juifs, rassemblés par les nazis officiellement "pour être réinstallés ailleurs", y ont été tués à la mitrailleuse en deux jours, les 29 et 30 septembre 1941.

L'Allemagne hitlerienne a envahi Kiev le 19 septembre 1941. Neuf jours plus tard, des annonces ont été diffusées à travers la ville ordonnant aux juifs de se présenter le lendemain avec leurs documents et affaires près de Babi Yar. Ceux qui n'obéissaient pas devaient être fusillés.

Beaucoup à Kiev ont cru à une déportation. Mais les nazis avaient décidé dès le 26 septembre que les juifs seraient tués en représailles à une série d'explosions visant des installations allemandes.

 

Les juifs, en majorité des vieillards, des femmes et des enfants, ont été fusillés au bord de la gorge de Babi Yar.

Ce carnage fut le premier massacre systématique de juifs ukrainiens, dont plus de 800.000 périrent durant la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu'en 1943, les exécutions massives se poursuivirent dans ce ravin où, selon des estimations, de 60.000 à plus de 100.000 personnes furent encore tuées: juifs, Tziganes, résistants et prisonniers de guerre soviétiques.

Pendant 103 semaines, les massacres se déroulaient tous les mardi et vendredi.

En août et septembre 1943, les nazis, reculant devant l'Armée Rouge, exhumèrent puis brûlèrent les cadavres, dans une ultime tentative d'effacer les traces de leurs crimes. Mais Babi Yar fut révélé au monde lors du procès des criminels de guerre nazis à Nuremberg.

L'URSS a cherché à minimiser l'ampleur du drame et surtout à éviter de mettre l'accent sur le caractère "juif" des victimes.

Pendant des décennies, les rassemblements à Babi Yar pour l'anniversaire du massacre étaient interdits. Dans les années 1960, on a même tenté y construire un stade.

Source: Yahoo actualités.

Par Lisa Decamps - Publié dans : Actualités
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Lundi 4 septembre 2006
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ROGER CECCALDI

"L'artilleur de Koufra"

 

 

 

 

Photo : auteur inconnu

 

 

 

 

Né le 14 janvier 1913 en Corrèze, il est élevé en Corse berceau de sa famille. Engagé dans l'artillerie coloniale à  tout juste 18 ans, il commande une section d'artillerie à Faya-Largeau (Tchad) dès 1938.

Rallié à la France Libre dès 1940, il participe à l?expédition sur Koufra dans les rangs de la colonne Leclerc comme servant d'un 75 ? il y gagnera un surnom désormais célèbre : l'artilleur de Koufra.

Il suit ensuite fidèlement Leclerc au Fezzan puis en Libye.

Devenu capitaine en mars 1942, en mission à Bir Hakeim, il est associé à tous les épisodes du siège, tout d'abord comme observateur, puis comme commandant de deux canons de 25.

Blessé le 6 juin, il est fait prisonnier et transféré en Italie.


Il s'évade en septembre 1943 et rejoint grâce à des résistants les lignes alliées.


Faute de rejoindre Leclerc, qui est en train de constituer la 2e DB au Maroc, il retrouve la 1re DFL en Tunisie : il y commandera la compagnie de canons de la 2e brigade.

 


Après les campagnes d'Italie, de Provence et d'Alsace, il termine la guerre dans l'Authion.

 

 

Source: Portraits de Français Libre

Par Lisa Decamps - Publié dans : BIOGRAPHIES
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Jeudi 24 août 2006
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RENVOYES A LEURS FAMILLES

 

WASHINGTON (AP) -- Les dépouilles de trois soldats américains disparus lors d'une mission en France pendant la Seconde Guerre Mondiale ont été identifiées et renvoyées à leurs familles, a annoncé mercredi le Département d'Etat américain.


Les trois hommes avaient disparus alors qu'ils étaient en mission à bord d'un B-17G de l'armée, le 8 août 1944. Ils devaient bombarder des cibles près de Caen (Calvados), lorsque leur avion avait été touché par des tirs ennemis et s'était écrasé près d'un village au sud de Caen.


Les forces allemandes et les villageois avaient retrouvé certains des corps et les avaient enterrés. Les forces américaines avaient ensuite retrouvés d'autres corps. Six des neuf membres d'équipage avaient été identifiés.


Le site de l'accident avait été retrouvé en 2002, et des restes humains, objets personnels et documents relatifs à l'équipage avaient été exhumés en 2004. Le lieutenant David J. Nelson et les sergents Henry F. Kortebein et Blake A. Treece ont ainsi pu être identifiés. Ils devraient être inhumés jeudi.

 

 

 

 

Source: AP-Nouvel Obs 

Par Lisa Decamps - Publié dans : Actualités
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Lundi 21 août 2006
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NUIT ET BROUILLARD : Le scandale

Jusqu'en 1997, dans les copies de "Nuit et Brouillard", d'Alain Resnais, la silhouette d'un gendarme français dans le poste de guet du camp de détention de Pithiviers était recouverte d'un cache. | D.R.

 

Photo extraite de "Nuit et Brouillard"

 

 

 

Pourquoi Nuit et Brouillard, repère esthétique majeur de l'histoire du cinéma devenu, par surcroît, un modèle d'édification pédagogique à l'usage des générations qui n'ont pas connu l'horreur des camps nazis, a-t-il fait scandale ? Cela semble d'autant plus étonnant qu'Alain Resnais, en cela tributaire de la mémoire de son époque, n'entend pas, en 1956, faire un film qui, à l'instar du Chagrin et la Pitié, de Marcel Ophuls ou du Shoah, de Claude Lanzmann quelques décennies plus tard, jette un pavé dans la mare s'agissant respectivement de la collaboration française et de la spécificité du génocide. Son propos consiste plutôt à remémorer l'horreur des camps nazis, à l'exhumer du passé où elle demeure confinée pour mettre en garde, au présent et dans le lourd contexte des événements d'Algérie, contre la menace concentrationnaire.

Le grand paradoxe est que le film - commandé en 1955 à l'occasion du dixième anniversaire de la libération des camps par le Comité d'histoire de la seconde guerre mondiale - ne provoque pas de remous sur le terrain que lui assigne son auteur, mais bien sur celui qu'il révèle comme à son corps défendant : l'impératif d'une réconciliation nationale basé sur le mythe d'une France résistante trahie par une clique de collaborateurs.

Comme le rappelle l'historienne Sylvie Lindeperg, dans un ouvrage à paraître prochainement (Regards sur Nuit et Brouillard, éd. Odile Jacob), le film, "parce qu'il se trouve à l'articulation de l'art, de l'archive et de l'Histoire, est un film exemplaire sur la manière dont l'interprétation des images varie selon le contexte. La réception du film dessine un trajet dans l'espace et le temps qui permet d'écrire une analyse des regards, un essai de micro-histoire en mouvement." Or dès le premier regard posé sur ce film, ses ennuis commencent.

Cela se passe le 30 décembre 1955, à la commission de contrôle présidée par Henry de Ségogne, Deux points litigieux y sont soulevés : la violence du film et la présence, au premier plan d'une photographie du camp de détention de Pithiviers, d'une silhouette de gendarme français dans le poste de guet. Lorsque se tient l'assemblée plénière, le 22 février 1956, le premier point est résolu par un compromis qui évite l'interdiction aux mineurs sous réserve de la rédaction, par la société Argos Films, d'un texte d'avertissement. Le second point, qui implique la suppression pure et simple du plan, fait en revanche l'objet d'un litige, et sa décision est reportée.

Le délai est mis à profit pour l'ouverture de négociations avec les producteurs, au premier chef, Anatole Dauman. Celui-ci transmet ainsi à la commission la demande du réalisateur de recevoir une notification écrite de l'exigence de cette coupe en vue d'y obtempérer. La riposte est subtile, et doit être mise en relation avec l'expérience malheureuse acquise par Resnais à l'occasion d'un précédent film, coréalisé en 1953 avec Chris Marker, Les statues meurent aussi, redoutable libelle anticolonialiste qui demeurera interdit d'exploitation jusqu'en 1964.

Parallèlement à la réponse du cinéaste, parvient à la commission de contrôle une lettre de l'historien Henri Michel, directeur du Comité d'histoire de la seconde guerre mondiale, qui suggère une solution moins compromettante par "la substitution au plan du gendarme d'une photographie d'intérêt historique sensiblement équivalent et non susceptible de provoquer un litige". Ce faisant, il ne trahit pas le cinéaste qui, de son propre aveu, n'avait même pas aperçu la silhouette du gendarme en choisissant ladite photographie.

Il n'en reste pas moins que celle-ci, comme le souligne Sylvie Lindeperg, "initialement pourvue du visa de la propagande allemande, devient avec le temps, via le film de Resnais qui s'arrange pour que la trace de sa suppression demeure visible, une icône qui atteste de la collaboration de l'Etat français". Le 29 février, la commission avalise la proposition d'Henri Michel. Elle autorise par ailleurs l'exploitation tous publics du film et lui accorde le visa d'exportation, sous réserve des modifications exigées. Le 7 mars, la société Argos envoie cependant à la commission exactement la même photographie, mais entachée d'un bandeau noir qui masque la silhouette du gendarme. Le film sera exploité en l'état jusqu'à 1997, date à laquelle Nuit et Brouillard est édité en VHS dans sa version intégrale. En attendant, ses déboires vont continuer.

Une nouvelle affaire commence en effet le 7 avril 1956, lorsque Maurice Lemaire, secrétaire d'Etat à l'industrie et au commerce, rend publique la liste officielle des films en compétition au Festival de Cannes. Tous les choix soumis par la commission de sélection des films français, alors présidée par le réalisateur Jean Dréville, y sont avalisés sauf un : Nuit et Brouillard, remplacé par Tant qu'il y aura des bêtes, de Brassaï. Les protestations sont immédiates et associent le milieu du cinéma à celui des anciens déportés et résistants, lesquels menacent notamment de défiler en tenue rayée sur les marches du Palais des festivals. Pour Sylvie Lindeperg, "c'est bien la mobilisation du réseau du souvenir qui a été ici déterminante". Ainsi Jean Cayrol, ancien déporté et auteur du texte magnifique de Nuit et Brouillard, adresse-t-il au Monde une tribune cinglante où il met en cause une "France qui refuse la vérité".

C'est le sénateur de la Seine Edmond Michelet, ancien résistant et déporté, qui porte l'affaire sur le devant de la scène politique, en interpellant Maurice Lemaire devant le Conseil de la République. Ce dernier finit par publier un communiqué de presse qui, tout en louant la qualité pédagogique du film, prend prétexte de sa dureté et du respect dû à la sensibilité des déportés pour déclarer qu'il eût été "souverainement inconvenant de présenter un tel document dans l'atmosphère de festivité internationale qui est celle des rencontres internationales de Cannes". La piteuse maladresse de l'argumentaire, qui fait fi du soutien inconditionnel apporté au film par les associations de déportés, est surtout destinée à occulter le souci de ménager l'Allemagne à l'heure de la reconstruction européenne. Un compromis sera finalement trouvé, consistant à programmer le film, hors compétition, lors d'une cérémonie liée à la commémoration de la Journée nationale des déportés, le 29 avril.

 

Jacques Mandelbaum
Article paru dans le Monde : édition du 22.08.06
Par Lisa Decamps - Publié dans : Actualités
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