Texte Libre

Mercredi 12 avril 2006 3 12 04 2006 15:42
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5500 OBJETS D'ARTS

 

 

 

 

Carolus Duran

 

Portrait: "Madame Vigeant"
Par Carolus-Duran

 

 

 

 

 

 

MOSCOU, 11 avril - RIA Novosti. Ces cinq dernières années, la Russie a obtenu la restitution de plus de 5 500 objets d'art volés sur son territoire pendant les années de la Seconde guerre mondiale, a annoncé mardi aux journalistes le directeur du Service fédéral pour le Patrimoine culturel Anatoli Vilkov.

Le pays s'est fait également restituer 51 oeuvres perdues pendant la guerre, a-t-il précisé.

"Nous sommes en train de localiser une dizaine d'autres objets d'art, notamment aux Etats-Unis, en France, mais surtout dans les pays baltes", a noté le responsable russe.

"Ainsi, dans l'un des pays baltes, un bureau dont la valeur s'élève à 700 000 livres sterling a été récemment découvert", a poursuivi Anatoli Vilkov.

La Russie a fait récemment paraître un catalogue des objets d'art perdus - 25 000 unités - mais la liste n'est pas encore close.

"Nous ne devons rien à personne, pour ce qui est des objets d'art transférés pendant la guerre - et qui se trouvent en Russie - ils l'ont été légalement, pour compenser nos pertes. En ce sens, nos rapports avec l'Allemagne sont clairs et constructifs. Nous lui restituons uniquement les objets dont l'appartenance ne peut être prouvée", a expliqué Anatoli Vilkov.

 

Source: google actualités

Par Lisa Decamps - Publié dans : HISTOIRE
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Lundi 10 avril 2006 1 10 04 2006 15:10
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"LES ENFANTS DU PAYS"

Affiche du film

 

Seconde Guerre Mondiale, mai 1940, un village déserté des Ardennes (France), 5 tirailleurs sénégalais, Gustave le paysan et ses deux petits-enfants. Tel est le décor du film de Pierre Javaux Les enfants du pays. Une production pleine d’humour et d’émotion dont la sortie en salle est prévue le 12 avril prochain en France.

 

Voici l’histoire d’une patrouille de cinq tirailleurs sénégalais par un beau mois de mai 1940, perdus dans l’immense forêt des Ardennes. Le hasard les fait finalement prendre pied dans un petit village français sur la frontière belge, abandonné par ses habitants devant l’avancée allemande. Abandonné ? Pas totalement. Car il reste encore Gustave, vieux paysan revêche incarné par un grand Michel Serrault, et ses deux petits-enfants, Camille (Emma Javaux) et Etienne (Arthur Chazal)... Les Enfants du Pays commence.

Revêtant son uniforme élimé de troupier de la Grande Guerre, Gustave se fait passer pour un lieutenant et prend le commandement de la petite troupe. Si le vieux bonhomme réagit d’abord avec méfiance devant l’irruption de ces « colonisés » sans chef, ses petits enfants et lui-même ne résisteront pas longtemps aux sentiments humains et à l’attachante fantaisie des « intrus »... Une belle leçon de fraternité et de tolérance réalisée par Pierre Javaux à découvrir absolument.

Entre humour et émotion

Le Guerrier, le Sorcier, l’Officier, les Troupiers. Quatre figures emblématiques de la colonisation africaine que l’on retrouve magistralement interprétées par des acteurs aux performances remarquables : William Nadylam (Malick), Pascal Nzonzi (Baye Dame), Ralph Amoussou (Bha), Allen Parnell (Massamba) et les frères Ido, Jacky (Lamine) et Cédric (Soguy). Le casting des tirailleurs Sénégalais s’est déroulé à Paris. Les acteurs sont tous des français d’origine africaine, qui ont parfois une double nationalité.

Pierre Javaux les a choisis parce qu’ils partageaient avec lui « la volonté de parler de choses graves par le biais de l’humour ». Les Enfants du Pays se concentre davantage sur les relations entre les différents protagonistes que sur le contexte, pour le moins délicat. Au final, on est pris dans ce tourbillon de sentiments humains merveilleusement servi par un comique de situation tout en subtilité. Mission accomplie, « ma coummandant ».

 

Par Koceila Bouhanik

Par Lisa Decamps - Publié dans : RESISTANCE/MEMOIRES
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Vendredi 7 avril 2006 5 07 04 2006 16:23
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Un Israélien cherche en Pologne les restes de sa famille tuée il y a 63 ans

 

 

 

 

 

Photo : auteur inconnu

 

 

 

 

 

 

Roni Lerner, fils d'un rescapé de l'Holocauste, recherche dans l'est de la Pologne les dépouilles de sa famille qu'il croit avoir été tuée par des paysans polonais en 1943, alors qu'elle se cachait des nazis pendant la seconde guerre mondiale.



Lundi, en présence d'un procureur polonais, des ouvriers ont retourné en vain la terre sur le petit cimetière catholique du village de Przegaliny où les restes de 6 membres de sa famille pourraient être enterrés.

 



«Hélas, on n'a rien trouvé. Il faudra retourner une nouvelle fois en Pologne avec du matériel plus sophistiqué», a expliqué à l'AFP Roni Lerner, tout aussi ému que déçu.

 

 

Il repart en Israël, sans les dépouilles de sa grand mère Gitl et de ses cinq enfants qu'il comptait enterrer à Moshav Hibbat Zion aux côtés de son père, Yitzhak qui, lui, a échappé à la mort. Il s'était caché sous une autre identité à Varsovie.

 



«Même si plus de 60 ans se sont écoulés depuis l'Holocauste, les descendants des rescapés ne cessent de venir massivement d'Israël ou des États-Unis en Pologne à la recherche des dépouilles de leur familles», explique Aleksander Wasowicz, présent sur les lieux. Il veille au respect des principes de la religion juive, qui interdit l'exhumation sauf exceptions.

 



Une fois la guerre finie, Yitzak Lerner est retourné dans son village natal de Komarowka, à quelque kilomètres de Przegaliny où la famille vivait avant la guerre. Il y a récolté des témoignages sur leur mort, préservés aujourd'hui dans les archives de l'Institut historique juif à Varsovie.

 



«Selon ces témoignages, cinq paysans ont tué dans la nuit du 30 octobre 1943 huit juifs dont ma grand mère et ses cinq enfants, et deux autres juifs de Miedzyrzec qui se cachaient avec eux dans un abri creusé dans la terre», explique Roni Lerner. Il y a trois ans, il a repris lui-même l'enquête.

 



Le dernier paysan en vie, Jozef Radczuk, 91 ans, vit toujours dans sa petite ferme de 3 hectares située à environ un kilomètre de la cachette.

 



«Radczuk est un des cinq qui les ont tués», affirme Roni Lerner.

 



Interrogé par l'AFP, le vieil homme nie toute responsabilité pour le crime.

 



«Ce sont des bandits qui l'ont fait. Franciszek Uzdowski, qui les a cachés, me l'a raconté», a-t-il déclaré. «Ceux qui l'on fait ne sont plus là», ajoute-il.

 



«Moi, j'ai juste vu quand après la guerre la police communiste a exhumé leurs corps et j'ai vu l'endroit au cimetière où ils ont été enterrés dans des caisses en bois».

 



«C'est dans le petit coin à gauche de l'entrée, entre deux arbres», ne cesse de répéter Jozef Radczuk.

 



C'est sur la base de sa description que Roni Lerner et le procureur polonais ont délimité le champ des fouilles.

 



Mais les arbres d'aujourd'hui ne sont plus ceux dont il se souvient. Les peupliers au long de la muraille du cimetière ont du être plantés après la guerre, ils n'ont pas plus de quarante ans.

 



L'Institut polonais de la mémoire nationale (IPN) chargé d'enquêter sur les crimes nazis et staliniens mène de son côté une investigation préliminaire.

 



«Après la guerre, l'enquête sur cette même affaire avait été classée»,a expliqué à l'AFP Jacek Nowakowski, procureur en chef de l'IPN à Lublin (est), «pour l'instant, nous n'avons pas suffisamment d'éléments pour ouvrir formellement une nouvelle enquête».

 



«Si tout ça est vrai, c'est une honte pour les gens d'ici et pour la Pologne entière», dit un habitant de Przegaliny qui préfère rester anonyme. «Il y a eu des assassins, mais d'autres ont risqué leur vie pour aider les juifs. Mon père en a caché plusieurs dans notre grange».

 



Przegaliny ne serait pas une exception. Sous l'occupation nazie, des centaines de juifs ont été tués par des paysans polonais, comme dans le petit village de Jedwabne (est), en 1941. Mais dans le même temps, la Pologne est la nation qui a fourni le plus de Justes qui ont sauvé des Juifs sous le nazisme.

 

 

 

 

 

Source: Yahoo actualités

Maja Czarnecka

Agence France-Presse

Przegaliny, Pologne


 

 

Par Lisa Decamps - Publié dans : HISTOIRE
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 04 2006 14:30

"ILS N'ETAIENT PAS FRERES ET POURTANT..."

 

 

Une Histoire méconnue ou la communauté juive protégée en Albanie sous occupation nazie.

Dans son ouvrage « Ils n’étaient pas frères et pourtant... » Albanie 1943-1944 Neshat Tozaj décrit la communauté juive présente en Albanie depuis plusieurs siècles ainsi que les juifs d’autres pays accueillis au temps de la seconde guerre mondiale et qui furent épargnés car cachés et protégés. « Shalom » le titre original de l’ouvrage paru en Albanie a été modifié à l’usage des lecteurs français car l’auteur souhaitait toucher ces derniers dans leur diversité. C’est avec une approche différente de ce qu’on a l’habitude de lire, d’entendre ou de voir dans la plupart des documentaires que l’auteur aborde cette période. La communauté juive n’y est pas seulement dépeinte en tant que communauté persécutée mais aussi en tant que communauté albanaise vivant parmi d’autres Albanais, unis dans le même combat mené contre le nazisme et le fascisme. Combat livré pour protéger la vie, la dignité humaine, les biens de chacun et la richesse culturelle. L’engagement commun dans cette lutte et l’amitié poussée jusqu’au sacrifice ultime de la part d’Albanais non juifs afin d’épargner leurs frères ou leurs hôtes constituent sans doute dans l’histoire un exemple quasi unique et particulièrement original.

Ce roman très largement inspiré de faits authentiques est l’occasion de rendre hommage à un petit peuple oublié de tous qui ne fit qu’accomplir son devoir en des temps de barbarie. La publication de ce livre, outre le point d’histoire qu’il révèle, me semble essentielle et salutaire à bon nombre de français, à commencer par les plus jeunes, de toute origine, confession, ou autre appartenance philosophique. En effet, à notre époque où les problèmes de racisme, d’anti-sémitisme ou de communautarisme exacerbé sont à l’ordre du jour, cet ouvrage apporte un éclairage fort réconfortant. « Ils n’étaient pas frères et pourtant... » est aussi un message d’espoir et d’encouragement. Le livre de Neshat Tozaj volontairement rédigé sous forme de roman, l’homme est en effet avant tout écrivain et journaliste, est donc l’occasion d’approcher la résistance albanaise et de prendre connaissance de l’accueil particulièrement bienveillant réservé par le peuple albanais à la communauté juive en cette période dramatique.

 

Cet ouvrage retrace l’histoire des Albanais juifs implantés dans le pays depuis l’antiquité et surtout nous permet de découvrir qu’en Albanie la communauté juive fut épargnée pendant la seconde guerre mondiale. M. Kotani a rassemblé au cours de longues années de recherche de nombreux témoignages poignants de survivants albanais juifs de souche ou réfugiés qui tous expriment leur reconnaissance éternelle envers ce « petit » pays qui sut honorer sa tradition du « Besa » : le partage du pain, du sel et du cœur avec quiconque se trouve dans la détresse, étranger, hôte ou semblable en terre albanaise. C’est spontanément que des survivants (qui pour beaucoup ont émigré après guerre en Israël ou aux Etats Unis) collaborèrent à l’ouvrage et tous y attestent qu’aucun juif n’a été déporté en Albanie sous occupation nazie et fasciste. Le discours de Monsieur l’Ambassadeur d’Albanie en France, Monsieur Ferit Hoxha, lors de la cérémonie donnée à l’occasion de la parution du livre en France « Ils n’étaient pas frères et pourtant... » Albanie 1943-1944, n’a du reste pas manqué de souligner que son pays était le seul Etat d’Europe où la population juive avait augmenté à la fin de la deuxième guerre mondiale. Messieurs Avner Shalev et Ismaïl Kadaré, entre autres personnalités, ont d’ailleurs déclaré en maintes occasions que le chiffre des personnes ayant trouvé refuge en Albanie par rapport à la population juive initiale du pays devait sans aucun doute être multiplié par dix.

Par Lisa Decamps - Publié dans : Témoignages
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Mardi 4 avril 2006 2 04 04 2006 13:45
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FANNY DE LANINON 

 

 Photo: auteur inconnu.

 

 

 

 

 

A l'aube sur le quai Gueydon,
Devant le p'tit pont
Chantait la chanson,
Le branl'bas de la croisière
Et dans sa blanche baleinière,
Jean Gouin, notre brigadier,
Son bonnet cap'lé
Un peu sur l'côté,
Me rappelle mon bâtiment.
C'était le bon temps,
Le temps d'mes vingt ans;

-

Le bidel-capitain' d'armes
Et son cahier d'punis,
Dans la cayenne f'sait du charme
A je n'sais quelle souris.
Mais j'garde au coeur un' souffrance
Quand l'quartier-maît' clairon
Sonnait du haut d'Recouvrance
Aux fill's de Laninon.

-

La plus bell' de Laninon,
Fanny Kersauzon,
M'offrit un pompon,
Un pompon de fantaisie,
C'était elle ma bonne amie.
Ell' fréquentait un bistrot
Rempli de mat'lots,
En face du dépôt.
Quand je pense à mes plaisirs,
J'aim' mieux m'étourdir
Que de me souv'nir.

-

Ah, Fanny de Recouvrance,
J'aimais tes yeux malins,
Quand ton geste plein d'élégance
Balançait les marsouins.
Je n'étais pas de la maistrance,
Mais j'avais l'atout en main,
Et tu v'nais m'voir le dimanche
Sur le Dugay-Trouin.

-

A c't'heure je suis retraité
Maître-timonier,
Aux Ponts et Chaussées.
Je fais le servic' des phares
Et j'écoute la fanfare
De la mer et son tourment,
D'Molène à Ouessant,
Quand souffle le vent.
L'tonnerre de Brest est tombé
Pas du bon côté
Tout s'est écroulé.

-

Dans c'qui rest' de Recouvrance
Log'rait pas un " sacco ".
Et Fanny, ma connaissance
Est mort' dans son bistrot.
Je n'ai plus rien en survivance,
Et quand je bois un coup de trop,
Je sais que ma dernièr' chance
Sera d'faire un trou dans l'eau.

 

 

 

Pierre MAC ORLAN


Les noms sont ceux de quartiers de Brest.

  • brigadier : premier matelot dans une embarcation ;
  • cappeler : boucler un cordage et passer cette boucle de manière à lui faire embrasser le tour d'un mât ou d'une vergue, et à ce que le cordage soit arrêté en ces points ; par extension au figuré s'emploie pour les vêtements ;
  • capitaine d'armes : sous-officier chargé de la police à bord et des armes ;
  • cayenne : vieux vaisseau installé en caserne flottante pour des marins qui attendent une destination ; édifice à terre destiné au même usage, lieu de dépôt ; cuisine provisoire installée à terre pour l'usage des équipages de bâteaux en armement ou en désarmement car il était interdit de faire du feu dans les arsenaux à bord ;
  • quartier-maît'clairon : quartier-maître, homme du rang (grade équivalent à celui de caporal) ;
  • maistrance : désigne l'ensemble des maîtres, seconds-maîtres et quartiers-maîtres (c'est-à-dire les officiers mariniers [sous-officiers] et hommes du rang) ;
  • timonier : marin particulièrement chargé de tenir la barre ou la roue (qui actionnent le gouvernail) ;
  • Molène, Ouessant : îles bretonnes ;
  • Tonnerre de Brest : surnom donné à un canon.
Par Lisa Decamps - Publié dans : POEMES
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