UN AVIATEUR DE LA LIBERTE

Publié le par Lisa Decamps

JEAN BECOURT FOCH

 

"Un aviateur de la Liberté"

 

 

 

Photo : auteur inconnu

 

 

 

 

 

 

Né le 19 août 1911 à Ploujean (Finistère)


Compagnon de la Libération

 


Fils d’un officier tué le 22 août 1914, et petit-fils du maréchal Foch, Jean Bécourt-Foch est admis à l'École militaire spéciale de Saint-Cyr en octobre 1934, comme cavalier. En octobre 1936, il est nommé lieutenant de cavalerie au 4e régiment de cuirassiers.

 


En juin 1937, il est détaché dans l'armée de l'air pour suivre un stage d'observateur en avion, à Avord, puis est affecté au groupe aérien d'observation 552 de Reims en octobre de la même année. En novembre 1939, il intègre l'armée de l'air, est promu capitaine en mars 1940 et breveté pilote militaire le mois suivant.

 


Le 8 juin 1940, il se trouve à l'École de pilotage n° 101 de Royan, repliée à Toulouse-Francazals. Il refuse d'accepter la défaite et se rend à Saint-Jean-de-Luz, où il embarque le 23 juin 1940 sur l'Ettrick, affrété par le Gouvernement britannique pour évacuer les troupes polonaises. Sur le bateau, il rencontre le commandant de Marmier.

 


Avant de partir, il note sur son carnet: « Désormais, il m'était impossible de rester en France; il fallait vaincre ou périr». Il est l'un des premiers à rejoindre le général de Gaulle et fait partie du groupe mixte de combat n° 1 (lieutenant-colonel Lionel de Marinier).

 


Deux mois plus tard, devant Dakar, au Sénégal, il fait partie de la délégation de parlementaires, dirigée par l'amiral Thierry d'Argenlieu, dont la mission est d'essayer de ramener l'Afrique occidentale française dans la lutte. Cette délégation. malgré le drapeau tricolore et le drapeau blanc, est mitraillée par d'autres Français. Après l'échec devant Dakar, il rejoint Douala, au Cameroun, et le Tchad, puis la mission militaire française du Caire en Égypte, en décembre 1940. Il est ensuite affecté dans une école de pilotage en Irak (4 Service Flying Training School, RAF Station Habbaniyah), mais au moment de la révolte dans ce pays, il part en Rhodésie du Sud (21 Service Flying Training School, RAF Station Kumalo), jusqu'en octobre 1941.

 


Il est ensuite successivement affecté aux FAFL (Forces Aériennes Françaises Libres) au Moyen-Orient, à la base aérienne de Damas, en Syrie, comme adjoint du commandant de la base, puis est affecté en mai 1942 au 451 Squadron de la RAF, à Rayack au Liban.
Un mois après, il part à la 74 Operational Training Unit à Agir, en Palestine. spécialisée dans la formation des pilotes de coopération avec l'armée (Army Cooperation Squadrons) , qui dispense une instruction au sol, sur le renseignement. et aérienne sur monoplaces.

 


Jean Bécourt-Foch est ensuite affecté à la mission militaire du Caire puis retrouve un nouveau Squadron de la RAF, le 208; il participe aux missions de ravitaillement de l'île de Malte assiégée.

 


Le 2 novembre 1942, alors qu'il effectue une reconnaissance au lendemain d'El Alamein, un obus de DCA éclate sur la paroi de l'avion, à hauteur de l'épaule droite : il réussit à poser son avion train rentré dans les lignes amies où il est secouru. Toutefois, il reste un moment paralysé du bras droit.
À peine remis, il rejoint en mars 1943 le 117 Squadron qui opère en Tripolitaine. Le 6 avril 1943, il est blessé à l'oeil sur l'aérodrome de Luqa sur l'île de Malte, lorsqu'un Martin Baltimore se pose sur son Lockheed Hudson, arrêté. Il s'en faut de peu pour qu'il ne perde complètement la vue.

 


En décembre 1943, il est promu commandant et devient commandant en second du groupe de bombardement 2/63 Sénégal (commandant Michaud). Il part à Télergma pour son stage de transformation sur B-26 Marauder.

 



Lors d'un vol d'entraînement le 15 août 1944, le Martin B-26 Marauder n° 41-18271 du groupe de bombardement II/63 Sénégal percute le sol de la Sebkra d'Oran, à Misserghin en Algérie, tuant le capitaine Jean Bécourt-Foch, premier pilote, ainsi que les sept autres membres d'équipage.

 




Chevalier de la Légion d'honneur -
Croix de guerre 39-45 avec palme -
Médaille commémorative des services volontaires de la France libre -
Médaille de la Résistance avec rosette - Médaille coloniale avec agrafes «Libye» et «Tripolitaine»

 



« Mort pour la France » en service aérien commandé Inhumé à Tamazouet (Oran, Algérie)

 

 

 

 

 

Source : Marc Fineltin

Pris sur le Livre-Mémorial du Colonel Henry LAFONT ; "Les Aviateurs de la Liberté" édité par le Service historique de l'Armée de l'Air en juin 2002

Publié dans BIOGRAPHIES

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Lola 16/12/2005 17:07

Encore un grand héros, dont la vie et la mort bouleversent.