LUCIE AUBRAC

Publié le par Lisa Decamps

LUCIE AUBRAC ET LES DOULEURS DE SON TEMPS

- Lucie Aubrac - Par-delà l'image de la résistante apparaît une femme indépendante et passionnée -

 Photo : auteur inconnu

 

 

 

 

 

 

Lucie Aubrac est née Lucie Bernard, le 29 juin 1912, de parents vignerons de Mâcon. 

En 1929, elle est reçue deuxième au concours d’entrée à l’Ecole normale d’institutrice de Paris, mais après avoir passé l’été en Allemagne avec une bourse, elle renonce à l’Ecole, et ses parents lui demandent de quitter la maison.  A dix-sept ans, Lucie Bernard s’installe alors toute seule à Paris. 

En 1930, à Paris, elle fréquente des milieux différents, en particulier un cercle international de jeunesse et des jeunes communistes.  C’est parmi ces groupes qu’elle va entendre parler pour la première fois de fascisme et d’antisémitisme. 

Entre 1931 et 1938 elle réussit son bac (à vingt ans) et elle fait des études universitaires à La Sorbonne, où elle reçoit son agrégation d’histoire. 

Son premier poste d’agrégée d’histoire est dans un lycée de jeunes filles, à Strasbourg, où en 1938, elle rencontre un ingénieur des Ponts et Chaussées qui y fait son service militaire.  Raymond Samuel sera son mari. 

Lucie reçoit pour l’année scolaire 1939-40 une bourse pour commencer sa thèse aux Etats-Unis, mais en septembre 1939 la guerre éclate et elle renonce à y aller.  Lucie épouse Raymond Samuel le 14 décembre 1939.  Ils demandent leurs Visas pour partir aux Etats-Unis en 1940, mais encore une fois, ils renoncent au départ pour rester avec leurs familles et leurs compatriotes. 

En 1941, ils habitent avec leur fils à Lyon, où Lucie est professeur dans un lycée de jeunes filles - un poste qui lui sert pour ses activités résistantes.  Raymond travaille comme ingénieur, et jusqu’ au printemps 1943, le couple restera légal bien qu’ils mènent une vie de résistants parallèle. 

En 1943, Raymond est connu chez les résistants comme <Aubrac,> et il devient responsable de l’Armée secrète de <Libération>dans la zone sud.  Lucie est pour eux <Catherine,> et elle participe aux activités du <Groupe-Franc.>

En 1943, Raymond est arrêté deux fois par la Gestapo - la dernière fois (lors de sa troisième arrestation) il est condamné à mort - mais à chaque fois, Lucie organise et participe à sa fuite.  Maintenant recherchée par la Gestapo, et enceinte de six mois, elle devient une fugitive. 

Lucie Aubrac est désignée pour siéger en tant que représentante du mouvement <Libération-Sud> à l’Assemblée consultative d’Alger, ce qui assure son départ de France. 

Le 9 février 1944 la famille Aubrac arrive enfin en Angleterre, après des mois d’attente en cachette et deux autres tentatives de fuite ratées.  Trois jours plus tard, naît sa fille Catherine dans un hôpital à Londres.

 

Ce jour-même, dans son lit d’hôpital, à l’âge de 31 ans, Lucie Aubrac est décorée d’une médaille - reconaissance de mérite militaire - par François d’Astier, général d’aviation. 

Aujourd’hui, à quatre-vingt-six ans, Mme Aubrac continue à faire des conférences dans les collèges et les lycées pour parler aux adolescents de ses années de Résistance, pour qu’ils connaissent les valeurs pour lesquelles les Résistants se sont battus. 

 

 

 

 

 

 

Source: http://www.unc.edu/courses/fren330/webtexts.html

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jean giovanazzi 15/10/2008 22:46

Notre école porte depuis juin le nom de Lucie AubracPour l'occasion mes élèves ont écrit une chanson "Les yeux ouverts" qui peut être lue et entendue sur le site de l'école ou sur mon blog.
http://ecprim.fontvenelle.free.fr/AUBRAC/YEUXOUVERTS.htm
http://fasgianu.blog.club-corsica.com/art-ceremonie-du-8-mai-2008-a-gardanne_53695.html