LA COURTE ODYSEE...

Publié le par Lisa Decamps

LA COURTE ODYSEE DE LA 342e COMPAGNIE

 

 

 

 

 

 

 

 Ecusson de la Première Compagnie de Chars de la France Libre

 

 

 

 

 

 

 

 

La Compagnie embarqua le 4 juin à 22 heures sur le destroyer Anglais "H.M.S. Campbell".



Le 5 le "Campbell" se rangea sur le tribord du "Batory" qui prit en charge la totalité de la 342ème Compagnie.



Le 15 Juin le "Batory" accostait au quai de l'Arsenal de Brest et la Compagnie était aussitôt dirigée sur Guipavas-Aérodrome et se met en position pour assurer la défense de Brest.



Les Lieutenants Volvey et Reynes recevaient l'ordre de récupérer de toute urgence 10 chars Anglais, immobilisés sur une rame du port de commerce et de les ramener à Guipavas-Aérodrome pour renforcer ce point de défense. Des barrages de camions lourds Anglais furent disposés sur toutes les routes susceptibles d'être empruntées par les colonnes motorisées allemandes. D'autre part, deux chars anglais récupérés furent placés de chaque côté de la route.



Le lieutenant-Colonel chargé de la défense de Guipavas signala qu'une batterie de Canons de Marine avait l'ordre de tirer sur tous les chars quittant Guipavas pour se diriger vers Brest. Afin d'éviter toute méprise une liaison fut faite avec l'Officier commandant cette batterie ... mais elle était inopérante ayant déjà reçu l'ordre de mettre ses pièces hors d'usage.



Dans la soirée le Capitaine Dublineau recevait l'ordre de se replier sur Brest sans retard. Il chargea le Lieutenant Divry de fermer tous les barrages et ce travail terminé, de rejoindre le port de commerce de Brest.



La ville était en flamme et l'Arsenal venait de sauter il était peu probable qu'il y eu encore des navires dans le port. D'autre part, la panique s'était emparée de tous les ouvriers de l'Arsenal et de la poudrerie, ainsi que des militaires complètement avinés qui se laissaient désarmer par les femmes, afin qu'ils ne puissent envisager une résistance. Les rues étaient encombrée d'une foule apeurée et prête à toutes les lâchetés.



Par des petites routes détournées la Compagnie arrivait au Conquet. Finalement dans la nuit du 20 Juin l'ordre du départ était donné et tout le monde embarquait sur le charbonnier "Mousse le Moyec" qui mouillera le lendemain en rade de Plymouth.



Puis ce fut l'attente au camp de Trenthan-Park pour une évacuation vers un port Français.



Le 1er Juillet ils furent avisés d'avoir à rejoindre Newport en laissant sur place le matériel chenillé ainsi que tous les véhicules.



Leur cargo le "Clan Mac Bean" faisant partie d'un convoi abordera à Cacablanca après une traversée de 10 jours. En attente d'une évacuation vers la métropole pour une démobilisation probable.



Seuls les Lieutenants Divry et Volvey, 2 Sous-Officiers et 17 hommes décidaient de rester en Angleterre sous les ordres du Général de Gaulle.



Une autre péripétie allait commencer pour eux.

 

 

 

 



(texte de Jean Meyrieux)

Source : http://ciedechars.francaislibres.net/pages/sujet.php?id=histoire&su=30

Publié dans HISTOIRE

Commenter cet article