MORT DE "GUEULE NOIRE"

Publié le par Lisa Decamps

MORT DE "GUEULE NOIRE"

HEROS DES DEUX GUERRES

Ferdinand Gilson en 14/18

Photo : auteur inconnu

 

 

 

 

L'un des six derniers « poilus » de la Première guerre mondial vient de disparaître

Alors que les célébrations marquant le 90ème anniversaire de la bataille de Verdun (Meuse) ont démarré la semaine passée, Ferdinand Gilson, l'un des six derniers « poilus » de la Première guerre mondiale vient de disparaître à l'âge de 107 ans.



 
Ferdinand Gilson, est décédé à l'âge de 107 ans, dans la nuit de samedi à dimanche à Gien dans le Loiret, indique une récente dépêche de l'AFP.


Cet ancien poilu né à Champigny-sur-Marne (94) et surnommé le « morpion » par ses camarades en raison de sa taille (1.63 m), vivait dans sa famille dans le village de Choux dans le Loiret. Il avait fêté ses 107 ans le 20 octobre dernier.


Ferdinand Gilson a été incorporé en 1917 à l'âge de 19 ans. Après un court passage dans l'infanterie, il a été muté dans l'artillerie, où il combattra comme brigadier jusqu'à l'armistice. Il est envoyé à Fontainebleau en 1918 pour y suivre des cours d'officier. Frappé par la grippe espagnole, il sera réformé en novembre 1919 après avoir été hospitalisé quatre mois et perdu quatorze kilos.


Lors de la Seconde guerre mondiale, M. Gilson, qui refuse de travailler pour les Allemands, s'engage dans la Résistance où, travaillant dans la mécanique, il prend le nom de « gueule noire ». Il cacha quatre aviateurs américains et fabriqua des faux papiers dans ses ateliers pour éviter à des jeunes, de partir pour le Service du Travail Obligatoire (STO).


Il a toujours « profité » de sa médiatisation pour témoigner « des erreurs colossales. Des morts pour rien » regrettait-il. Face à l'horreur de cette guerre, à ce véritable enfer dont il est finalement sorti vivant, il a mis dix longues années avant de pouvoir évoquer à nouveau cette douloureuse période de sa vie.


Avec la disparition de M. Gilson, désormais, selon les données de l'Office national des anciens combattants, il ne reste plus que cinq survivants de celle que l'on a baptisé la « der des der ».
 
 
 
 
  
 
 
 
Source: Yahoo actualités

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