HENRI ECOCHARD

Publié le par Lisa Decamps

HENRI ECOCHARD

 

Photo:

en tenue de pilote devant 
son avion en Provence.  Août 1944

 

Henri Ecochard est né le 24 avril 1923 dans une vieille famille airvaudaise. Il a 16 ans en septembre 1939 à la déclaration de guerre et entre en première au Lycée Descartes à Tours.

Alors que ses amis airvaudais sont plutôt pacifistes et certains camarades du lycée gagnés aux idée antiparlementaires du colonel de la Rocque, il a quant à lui la fibre antifasciste. Il suit en effet avec intérêt les évènements internationaux et s’est indigné des Accords de Munich. Le 1er septembre, il hisse le drapeau tricolore à la façade de la maison tricolore.

Révolté par la défaite militaire, il espère jusqu’au dernier jour que l’armée française résiste sur la Loire, à l’instar des cadets de Saumur. Le 12 juin, à l’approche de l’armée allemande, le lycée ferme ses portes mais ses parents décident de rester à Tours pour obéir aux ordres.

Rentré à Airvault en vélo chez ses grands parents, il est bouleversé par l’annonce de l’armistice entendu à la radio. Il ne comprend pas qu’on puisse traiter avec Hitler, un bandit qui avait renié sa parole plus de dix fois. Le 21 juin, il entend Churchill souhaiter courage aux Français et leur annoncer que l’Angleterre ne se rendrait jamais. Apercevant un motard allemand dans les rues d’Airvault, il prend la résolution de rejoindre le seul pays à poursuivre la guerre. Refusant d’être un " esclave ", Il veut un fusil pour libérer son pays, prêt à vendre chèrement sa peau.

Il gagne La Rochelle en vélo et se fait embarquer par un thonier polonais qui le dépose à Cardiff après six jours de navigation. Ne parlant pas l’anglais, et jugé suspect par les autorités britanniques, il est emprisonné pendant huit jours avant d’être conduit à Londres parmi les soldats français du général Bethouart, réfugiés en Angleterre après avoir pris Narvick en Norvège. Il entend alors parler d’un général De Gaulle qui invite tous les volontaires à se joindre à lui.

Il a dix-sept ans et doit falsifier ses papiers pour être incorporé parmi les premières forces françaises libres qui ne comptent que 2900 hommes en juillet 1940. Il défile à Londres le 14 juillet et poursuit son instruction militaire en défendant l’Angleterre contre les parachutistes allemands. Habile en mécanique, il devient instructeur motocycliste.

L’invasion nazie sur l’Angleterre s’éloignant, il part en Afrique avec la 1ère Division française libre et participe à la formation des troupes coloniales à Brazzaville, là où, le 27 octobre, le général De Gaulle crée le Conseil de défense de l’Empire. Il participe à la campagne de Syrie où il affronte " l’armée vichyste ".

De janvier 1942 à mai 1943, il est brigadier dans un régiment d’auto-mitrailleuses en Egypte, en Libye et en Tunisie. En juin 1943, il est nommé officier et apprend à piloter des avions d’observation. Il suit son régiment d’artillerie en Italie et participe au débarquement en Provence. Après un passage à Airvault pour saluer sa famille qu’il n’a pas revue depuis juin 1940, il libère le territoire français jusqu’au Rhin avant d’être démobilisé le 30 juin 1945.

 

Source: Français Libres Ordinaires.

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