"MA DERNIERE VIE"

Publié le par Lisa Decamps

"MA DERNIERE VIE"

 

Couverture de livre: auteur inconnu

 

 

 

Durant la deuxième guerre mondiale, 23.000 volontaires quittèrent clandestinement la France occupée pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Afrique.

Traversant les Pyrénées au péril de leur vie, internés des mois dans les prisons franquistes, ils s’engagèrent dès leur délivrance dans la toute jeune 1ère Armée Française et marchèrent aux côtés des Alliés à la reconquête d’un monde libre.  



Pendant quatre ans, du Maroc au cœur de l’Autriche, ils écrivirent les plus beaux chapitres de notre histoire contemporaine, mais aussi les plus lumineuses pages de leur Vie, miroitantes de courage, d’espoir et de victoires. Près de la moitié d’entre eux y laissèrent la vie.

 

Mais la Mémoire est sélective. Certains faits ont pris le pas sur d’autres, laissant ces hommes sur les rives de l’Histoire.

 
Méconnus, incompris, ignorés, ils devinrent bientôt, sans s’en défendre, les oubliés de la gloire.

 

Malgré cette ultime blessure, ils portèrent à jamais en eux l’inaltérable honneur de n’avoir pas posé les armes pendant les années sombres de leur jeunesse. Une jeunesse qu’ils avaient laissée en chemin.

 

Mon père, chauffeur d’officier, était l’un d’entre eux. Il avait vingt-deux ans. Je lui offre aujourd’hui humblement ma voix pour que revive son authentique aventure.

 


Les commémorations du 60e anniversaire de la Libération, en juin 2004, éveillèrent en moi une foudroyante nostalgie. Je le constatais douloureusement : j’avais presque oublié que mon père avait fait partie de ces soldats, acclamés, embrassés au bord des routes de France, et qu’il avait été, comme eux, jeune, souriant et admiré, au volant de sa jeep !

 

Quelles routes avait-il parcourues pour en arriver là ? Je l’ignorais. Je n’avais que des réminiscences de ses rares récits, de pudiques évocations qui m’avaient laissé entrevoir des chemins moins réjouissants que ceux des dix-sept jours de liesse du mois d'août 44...

 

Après mille recherches, j’allais reconstituer son parcours chevaleresque. Consultation des Archives militaires à Paris, rencontres émouvantes avec d'anciens camarades, accueil bienveillant de descendants d'officiers et entretiens passionnants, échanges d’informations sur Internet, courriers en Espagne, voyage en Autriche et une collection de livres incontournables, me permirent de réaliser au fil des mois mon improbable projet.

 
C'est avec honneur et fierté que j'ai fait revivre dans cet ouvrage la Mémoire sacrée de mon Père, ainsi que celle de ses camarades, celle de son unité, celle enfin de la trop méconnue 1re Armée Française.

 

 

 

Source : Frédérique LEON GUITTAT

Pour vous procurer le livre:

Frédérique LEON GUITTAT
51 rue Victor Hugo
38920 CROLLES
r-fre-dt.guittat@wanadoo.fr
Tél : 04.76.08.89.96


 

 

 

 

Publié dans TÉMOIGNAGES

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