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Actualités

Lundi 24 avril 2006
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L'ALLEMAGNE OUVRE SES ARCHIVES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

 

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Jusqu’à présent, les archives allemandes de la Seconde Guerre mondiale étaient restées closes, renfermant d’innombrables secrets. Les gouvernements successifs de la RF, puis de l’Allemagne réunifiée, s’étaient toujours opposés à l’ouverture des archives, sous le prétexte de préserver la vie privée des personnes liées aux acteurs de la guerre. Seule la Croix-Rouge Internationale avait pu accéder aux documents afin de retrouver la trace de Juifs portés disparus ou morts sans sépulture en Europe de l’Est.

Brigitte Zypries, la ministre allemande de la Justice, vient d’annoncer lors d’une conférence de presse donnée au Musée américain de la Shoah que les archives vont être progressivement ouvertes au public, et avant tout aux historiens.

Les chercheurs vont donc pouvoir accéder pour la première fois à une mine d’information précieuses sur le sort de milliers de prisonniers de la Seconde Guerre mondiale et sur l’existence de dizaines de petits camps d’extermination, dont à part le nom bien peu de choses étaient connues.

Le professeur Yehouda Bauer, de l’institut Yad Vashem, sera le consultant israélien en charge de l’exploitation de ces archives. «Il y a plus que de sérieuses probabilités que le nom des commandants de ces camps et de leurs adjoints soient trouvés aux côtés des noms et du sort réservé aux prisonniers qui sont passés par ces camps», estime Bauer.

Onze pays, parmi lesquels Israël et les Etats-Unis, supervisent les 30 à 50 millions de documents d’archives stockés dans la ville allemande de Bad Arolsen. Ces pays doivent déterminer ensemble comment amender le traité de 1955 qui régit les archives et permettre légalement l’accès aux historiens et aux membres des familles des victimes l’accès aux archives. La décision sera prise par consensus et n’importe lequel des pays concernés pourrait empêcher l’ouverture de la consultation. Un accord devrait de plus subir l’approbation du parlement de plusieurs des pays concernés. La procédure ne devrait pas toutefois prendre plus de 6 mois.

Berlin travaillera avec Washington sur l’ouverture des archives et selon l’émissaire américain en charge des questions liées à la Shoah, Edward O’Donnel, le but est «d’atteindre un accord le plus vite possible.»

L’annonce de la ministre allemande Brigitte Zypries vient couronner 20 années de pressions du Musée de la Shoah américain et des gouvernements américains et français en faveur de l’ouverture des archives.

 

La directrice du Musée de la Shoah américain, Sarah Bloomfield, a déclaré : «alors que nous perdons des survivants et que l’antisémitisme remonte, ce pas décisif intervient à point nommé.» Il s’agit d’un acte «d’une grande importance morale et historique, qui intervient à un moment crucial», a-t-elle ajouté.

Article : Alexandre Yudkewicz

Par Lisa Decamps
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Mardi 25 avril 2006
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YOM HASHOAH

 

C'est le 24 avril au soir, en réalité, que commence Yom HaShoah, mais les commémorations à travers le monde n'ont lieu que le 25. Pourquoi cette date ? Ce n'est pas par hasard, bien entendu, mais parce qu'elle correspond au début du soulèvement du ghetto de Varsovie, qui d'après le calendrier grégorien commença le 19 avril 1943. Un soulèvement contre les nazis qui a une importance toute particulière, d'après Daniel Kolsky, président de l'Union tchèque de la jeunesse juive :

« C'est un jour symbolique car c'est une minorité qui a pris les armes et a résisté. Cela a son importance parce qu'on a parfois le sentiment à l'heure actuelle qu'il n'y a eu aucune résistance armée des Juifs contre les nazis. Or, le ghetto de Varsovie est un des exemples qui témoigne du fait que ce n'est pas tout à fait juste et que, bien que minoritaires et très mal armés, ils ont essayé de résister et de combattre. »
Résister et combattre, ce petit groupe d'hommes courageux y parvint pendant quelques semaines avant que les soldats allemands ne rasent entièrement le ghetto.
La matinée de mardi a traditionnellement commencé par la lecture des 80 000 noms des victimes juives tchèques. Cette année, c'est donc l'Union tchèque de la jeunesse juive qui s'est chargée d'organiser la commémoration. Une participation qui fait d'autant plus sens qu'avec la disparition progressive des personnes pouvant témoigner, c'est finalement à la jeunesse de reprendre le flambeau de la mémoire. Justement parce qu'il s'agit de jeunes, l'approche est un peu différente des autres années, comme nous l'explique Daniel Kolsky :
« Parce que nous sommes une organisation qui rassemble des jeunes, nous avons décidé d'organiser l'événement de façon à ce qu'il soit ouvert au grand public, pour susciter l'intérêt de celui-ci et aussi afin qu'il ne s'agisse pas uniquement d'une cérémonie funèbre pour les survivants ou seulement la communauté juive. Au contraire, c'est un thème qui doit être entendu de tous et de manière publique. Nous partons du principe qu'il est important d'éduquer et de se souvenir des victimes et de l'histoire. Le fait qu'il y ait de moins en moins de gens pour témoigner, ne rend pas la commémoration moins importante, bien au contraire... »
C'est pourquoi la commémoration de ce 25 avril était prévue sur une place de Prague ouverte à tous. Une manière de se souvenir ensemble, certes, mais avec une vision de la mémoire à long terme, car c'est aussi une façon de lutter contre le négationnisme qui, s'il n'est pas une menace cruciale à l'heure actuelle en Tchéquie, surgit d'autant plus volontiers que les témoins disparaissent. Une certaine idée de la transmission et de la mémoire, donc, pour Daniel Kolsky :
« C'est ce que nous essayons de faire à notre échelle, et nous espérons que cela va faire réfléchir les gens, pour qu'ils se rendent compte que cela ne concerne pas exclusivement les Juifs qui sont morts et ont été assassinés pendant la Deuxième guerre mondiale, mais que cela concerne aussi toute la société tchèque ainsi que toutes les sociétés européennes. »
 
 
 
 
Article : Par Anna Kubista
Par Lisa Decamps
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Vendredi 28 avril 2006
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EN QUETE DE DOCUMENTS

 

 

Photo : auteur inconnu

 

 

 

 

 

 

Les archives départementales souhaitent récupérer les documents datant notamment de la seconde guerre mondiale. Un geste qui facilitera le travail des historiens du futur.

 

Depuis l’année 2000, la Fondation de la Résistance, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, le ministère de la Culture (direction des Archives de France) et le ministère de la Défense (direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives), mènent une campagne de sauvegarde des archives de la Résistance et de la Déportation.  Une "Commission archive" a également été créée pour conseiller tous les détenteurs d’archives privées. L'objectif est de récupérer et de préserver des documents d'époque rares appartenant à des particuliers et dont la portée historique est souvent sous-estimée.


Il est rappelé; dans 'Le guide du détenteur d'archives de la Résistance et de la Déportation" que "la sauvegarde des archives est une urgence". Pour éviter par exemple "la dégradation matérielle des documents. Le papier est un support fragile qui craint la lumière, la chaleur et l’humidité. Dans le cas des archives de l’époque de l’Occupation, cet inconvénient est aggravé par la mauvaise qualité du papier utilisé, qui jaunit facilement et devient friable ou cassant. La dispersion, la destruction des archives. "Les chercheurs travaillent en priorité sur les fonds d’archives cohérents et complets, car il est toujours hasardeux d’interpréter un document hors de son contexte.


Le détournement des documents est également évoqué. "Il est toujours risqué de ne pas se préoccuper de l’avenir des archives, notamment lorsqu’elles contiennent des informations nominatives. Qui sait si, par un hasard fâcheux, elles ne se retrouveront pas un jour dans les mains de personnes n’offrant aucune garantie quant à leur utilisation selon les règles scrupuleuses de la méthode historique?"

 

Source: Yahoo actualités

Par Lisa Decamps
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Mercredi 3 mai 2006
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LES VICTIMES DU GAZ MOUTARDE

 

 

Moins du tiers des anciens combattants ayant servi de cobailles lors de mises à l'essai d'armes chimiques remontant à l'époque de la Seconde Guerre mondiale ont reçu des versements d'indemnisation du gouvernement fédéral.



Cela déçoit l'homme ayant mené la charge afin que les autorités reconnaissent les souffrances causées pendant des décennies par l'exposition à des agents chimiques tels que le gaz moutarde et le chlore gazeux.



"Je pensais vraiment qu'il y en aurait davantage", a affirmé Bill Tanner, âgé de 79 ans, de Kelowna, en Colombie-Britannique.

En date de vendredi, 1046 anciens combattants ou leurs héritiers avaient obtenu le feu vert du fédéral afin de recevoir un paiement de 24 000 $, libre d'impôt. Ce chiffre est largement inférieur à celui des 3700 soldats s'étant portés volontaires pour les mises à l'essai, ayant eu lieu à Suffield, en Alberta, et à Ottawa.



M. Tanner a lui-même souffert d'insuffisance respiratoire en plus d'un cancer de la gorge et de la vessie après avoir pris part à des essais de gaz toxiques, en Alberta, en 1945.



Bien que les expériences se soient poursuivies jusque durant les années 70, la plupart des sujets y ayant pris part au cours de la Seconde Guerre mondiale étaient alors des adolescents, engagés pour un salaire d'un dollar par jour. Tenus au secret, certains d'entre eux ont respecté leur engagement jusqu'au moment de leur mort.



"Beaucoup sont morts et n'ont jamais dit à leurs proches ce qui s'était passé", a affirmé M. Tanner, faisant remarquer que d'autres étaient peut-être hospitalisés et ignoraient tout du programme d'indemnisation, doté de 50 millions $.

 

 

 

 

 

 

 

Source:

PAR JUDY MONCHUK

Presse Canadienne

CALGARY


Par Lisa Decamps
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Vendredi 5 mai 2006
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LE MUSEE AMERICAIN DE L'HOLOCAUSTE EN AIDE A LA FRANCE 

 

WASHINGTON (AP) - Le département des Pyrénées-Orientales a signé un accord avec le Musée américain de l'Holocauste lundi, à Washington, en vertu duquel le musée s'engage à assister les autorités françaises dans leur recherche de victimes, juives et autres, qui ont été internées durant la Seconde Guerre Mondiale dans le camp de Rivesaltes, près de la frontière espagnole.

Quelque 8.000 personnes, dont plus de 2.300 juifs, sont passées par le camp de Rivesaltes avant d'être emmenées vers le camp de concentration d'Auschwitz, a déclaré lundi l'ambassadeur de la France aux Etats-Unis, Jean-David Levitte.

Radu Ioanid, responsable des archives internationales du Musée de l'Holocauste à Washington, a fait savoir qu'il communiquerait les noms de 256 survivants du camp aux autorités françaises, dont il a loué la participation au travail de mémoire. Une base de données devrait également être mise en place dans le cadre de cet accord, qui a été signé par le président du Conseil général des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin.

Rivesaltes était un des 31 camps d'internement en France sous la guerre. Ses baraques sont actuellement en restauration afin de les transformer en mémorial.

Source: Google actualités

Par Lisa Decamps
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